SIMONE ADOU

68100 MULHOUSE

 

Dernière participation aux ateliers ouverts
2017

 

Techniques

  • Dessin
  • Peinture
  • Sculpture

 

contact

8b, QUAI D'ORAN
68100 MULHOUSE

atelier-adou@sfr.fr
tél : 0389431204 / 0634318132
www.atelier-adou.blogspot.com

 

 

présent dans l'atelier

SIMONE ADOU

Présentation

– l’Atelier fête ses 10 ans cette année, à cette occasion : édition d’une Digigraphie de « L’Ancêtre fleuri » –

« Les figures dessinées par Simone Adou semblent traverser un monde parallèle et expérimenter divers états de corps, entre pesanteur de la chair et évanescence onirique. Ces corps dédoublés, presque aspirés par le blanc de la feuille, troublent autant que les créatures hybrides aux allures mythiques. L’abysse d’autres mondes et d’autres formes de vie menace à la surface de la feuille. Entre l’homme et l’animal, un cerf, à la cage thoracique translucide, dont les bois se métamorphosent en floraison ondoyante, incarne à lui-seul la multiplicité du vivant. » (F.A.) revue NOVO

 

Parcours

– Ecole Municipale des Beaux-Arts de Mulhouse de 1976 à 1982
Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (département Art)
– Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg (illustration didactique) de 1989 à 1990
Vit et travaille dans son atelier à Mulhouse

Expose ses oeuvres depuis 1985 en France, Suisse, Allemagne, Japon…

L’évènement marquant de sa carrière artistique est l’exposition personnelle au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse « Simone Adou en a-pesanteur » en 2016, qui présente plus d’une centaine d’oeuvres des années 1990 à 2016, sous forme de parcours initiatique évoluant dans sept chambres du Musée.

L’exposition vue à travers Isabelle Dubois-Brinkmann,
Conservateur en chef au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse :

« Chez Simone Adou, la création apparait comme une catharsis, permettant d’exorciser traumatismes et souffrances. Sa vie est pour elle une matière première qu’elle sublime, portée par un imaginaire fécond et une perception poétique et métaphysique du monde.
L’œuvre de Simone Adou a pour sujet favori le corps humain. Nu, il permet l’audace de postures expressives. Dans les années 1990, il est violenté, torturé, dans l’esprit des expressionnistes germaniques. La référence n’est pas revendiquée mais les combats sont les mêmes : les têtes caricaturales rappellent les gueules cassées d’Otto Dix, les corps monstrueux et désarticulés sont dans la lignée des morphologies squelettiques aux poses tourmentées d’Egon Schiele. Dans ces œuvres, les rapports humains sont illusions, les étreintes cannibales.
Dans les années 2000, le corps reste osseux, étiré, déformé. Mais le cadrage évolue d’un plan fixe à une vue large. La perspective s’élève, l’objet est regardé en plongée, à partir d’un niveau de conscience supérieur. Le corps est en mouvement, en équilibre précaire. Délivré des échecs du passé, des souffrances de la chair, des tourments des émotions, il flotte. L’artiste passionnée par le cinéma met en place des dispositifs pour élargir l’espace, percevoir au-delà, au-dessus, par-derrière. Les formes coupées par le champ du cadre invitent le spectateur à un scénario qu’il est libre d’imaginer. Les séries Le désir et Illusions décomposent le mouvement à la façon d’un « flip book » ou d’un plan cinématographique et racontent l’évolution inexorable du temps.
Les œuvres actuelles interrogent les notions de transmission, de généalogie, de (ré)incarnation. Les Ancêtres, figures mi-humaines, mi-animales, divinités protectrices et sauvages, évoquent de lointaines connections chamaniques. Les Élues, femmes couronnées d’une architecture organique, initient à la vie cachée de l’être. Les femmes à tête de girafe, de libellule ou de loup-garou révèlent un ailleurs mystique. Ces créatures appellent à une mutation de l’esprit après celle du corps. »

(catalogue de l’exposition en vente dans l’atelier)